L'écriture comme thérapie

Hello! Aujourd’hui, je suis heureuse de vous partager ma première interview avec une auteure, Sibel Ceylan. Je l’ai rencontré par hasard sur un groupe Facebook de professeurs entrepreneurs (oui, oui, ça existe). J’avais annoncé que je travaillais sur mon premier roman et elle m’a proposé de me parler de son expérience avec Librinova. J’ai alors eu l’idée de lui proposer une entrevue. Dans son premier roman, Enfances perdues, nous suivons les tribulations d’une jeune institutrice, Sarah. Dans la suite de l’article, je vous propose de découvrir pourquoi Sibel a décidé d’écrire!

1) On dit souvent que les écrivains sont de grands lecteurs. Est-ce ton cas ? Quel genre de livres aimais-tu lire plus jeune et aimes-tu lire aujourd’hui ?

Oui bien sûr, même si j’aimerais avoir davantage de temps pour lire.
Plus jeune, j’ai aimé lire les grands classiques de la littérature française et russe. J’ai été fascinée par la découverte de Dostoïevski, de Pouchkine, de Tchekhov et bien sûr par les grands auteurs français, Hugo, Stendhal, Flaubert. Je lisais davantage de poésie qu’aujourd’hui (il faut que je remédie à cela !).
Aujourd’hui, je lis plutôt de la littérature contemporaine. J’aime assez me laisser surprendre ou guider par mon intuition. Dernière découverte en date : Elif Shafak une auteure turque incroyable ou encore Cécile Ladjali et bien sûr des auteurs américains comme Laura Kasischke ou Joyce Carol Oates.

2) D’où vient ton envie d’écrire ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Il serait mensonger de dire que j’ai voulu écrire à 5 ans. Non, l’envie est venue au lycée progressivement. Et surtout en hypokhâgne et en khâgne lorsque j’ai découvert tous ces auteurs que j’admire et dont je ne prétendrai jamais égaler le talent. Yourcenar, Duras, Bergougnioux, et tant d’autres.

3) Tu es également professeure des écoles, comme l’héroïne de ton premier roman, Enfances perdues. Peux-tu nous dire ce qui t’a motivé à écrire ce roman ?

Lorsque j’ai commencé ce métier j’etais totalement novice et naïve quant à la gestion d’une classe. J’écrivais souvent les moments de vie quotidienne, les moments de doute et de questionnements pour les mettre à distance, pour relativiser mais pour ne pas non plus les oublier. Cela me faisait du bien sinon je ressassais trop. Au départ, le but n’était pas d’écrire un roman. Mais j’ai commencé à prendre goût à l’écriture, comme une sorte de thérapie. Je voulais aussi témoigner, sous forme de fiction, de tout ce qu’on vit dans ce métier en positif et en négatif. Alors j’ai commencé à structurer un peu plus mon récit, à inventer des personnages, à insérer une histoire plus personnelle, sur la maternité (qui correspondait aussi avec ce que je vivais depuis la naissance de mon fils).

Crédit photo: Sibel Ceylan

4) Combien de temps as-tu mis à l’écrire et quelle était ta routine d’écriture ?
Pour l’écriture en tant que telle je crois que jai mis environ 9 mois. Mais pour arriver à la version définitive, relue et corrigée des dizaines et des dizaines de fois, jai du mettre deux ans. Il faut dire que je venais d’avoir mon premier enfant et que je n’avais donc pas beaucoup de temps pour moi.
J’écrivais donc le soir après avoir couché mon fils, de 20h à 23h, le weekend, pendant sa sieste. Et puis je me suis mise à temps partiel et là j’ai pu consacrer une journée par semaine à l’écriture.

5) Quelles ont été tes difficultés ?
Le plus dur, après les relectures et corrections, c’est quand on relit les pages écrites la veille et que l’on trouve cela vraiment mauvais alors que sur le moment on en était très satisfait. C’est souvent les montagnes russes et ça peut être assez difficile à vivre. Et puis, il y a aussi des périodes de vide complet, de manque d’inspiration tel que rien ne vient. Alors là, il vaut mieux sortir, aller marcher, et revenir quelques jours plus tard.

6) Et tes moments de joie ?

C’est difficile à décrire, mais il y a des moments de grande satisfaction lorsque les phrases coulent toutes seules. Lorsqu’on écrit une scène et qu’on est tellement pris dedans, qu’on s’y croirait presque, quand les personnages prennent vie, quand on trouve la phrase initiale et la phrase finale. Ce moment de concentration intense où on ne voit pas le temps passer, où on est comme déconnecté de soi-même.

Et évidemment, quand on reçoit des retours de lecteurs qui nous disent qu’ils ont ressenti telles ou telles émotions.

7) Pourquoi avoir choisi l’autoédition avec Librinova ? Comment cela s’est-il passé et en es-tu satisfaite ?

J’ai choisi Librinova car j’étais assez pressée d’avoir des retours de lectures et de pouvoir concrétiser rapidement ce grand moment. Je trouve leur offre claire, honnête et facile d’accès. On choisit des options et des services d’édition et on est maître de son ouvrage. En revanche, si on ne veut pas dépenser trop, on doit se débrouiller tout seul pour communiquer et faire connaître son roman…

8) Tu as choisi l’autoédition mais envisages-tu de présenter ton roman à une maison d’édition ?

Oui, je l’ai envoyé à quelques maisons mais certainement trop tôt. J’étais trop pressée et j’ai ensuite encore fait des relectures et des corrections. Il ne faut pas se précipiter. Je vais retenter dans d’autres maisons. Mais il est difficile de faire sa place dans l’édition traditionnelle, je pense.

9) As-tu d’autres projets d’écriture semblables ou non au premier roman ?
Oui, je participe à un concours des éditions Jouvence et Librinova. Il s’agit d’écrire un texte assez court (50 pages) sur le thème du développement personnel. J’ai choisi le thème de la sororité.
Et puis j’ai commencé à rédiger mon deuxième roman.

10) Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?
Je ne sais pas si je peux prétendre donner des conseils. Mais je pense surtout qu’il faut prendre du plaisir à écrire, sans forcément vouloir en vivre. Si on le fait avec sincérité c’est l’essentiel. Mais ce nest pas une simple partie de plaisir…Il y a des moments de vrais doutes et où on se sent nul, cela fait partie de l’exercice je crois. Mais il ne faut pas s’arrêter pour autant.

Merci encore Sibel!

Vous pouvez retrouver son premier roman en vente en version papier sur le site de Librinova et en version numérique sur Amazon .

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