L'écriture créative

Hello! Comme je vous l’avais annoncé dans cet article, j’ai terminé l’écriture de mon premier roman. En ce moment, il est en relecture et bientôt en correction. En attendant, je me suis déjà penchée sur l’écriture du deuxième qui sera bien différent. J’en suis encore à la construction de l’histoire mais une idée d’article m’est venue: expliquer ce que l’écriture créative a changé dans ma vie. C’est vrai, quel peut bien être l’intérêt d’imaginer des histoires, de se détacher de la réalité pour se plonger dans des univers qui n’existaient jusqu’alors que dans nos têtes? Après vous avoir parlé des bienfaits de l’écriture spontanée, je vous propose de découvrir trois bienfaits de l’écriture créative!

1- L’assurance d’un bien-être quotidien

Je pratique l’écriture depuis plusieurs années, en amatrice et depuis peu en professionnelle. Celle-ci me garantit un bien-être quotidien. C’est un vrai bonheur pour moi de me lever le matin et de m’accorder du temps pour faire vivre mes personnages d’abord dans mon carnet puis dans un document Word. L’écriture est quand même l’une des activités artistiques les plus accessibles car quasi-gratuite! Évidemment, elle demande de la pratique pour créer quelque chose de potable, comme le sport en fait. Je n’ai pas non plus arrêté de me documenter sur le processus de l’écriture partout où je pouvais (j’ai fait un article sur mes ressources en écriture ici). Bien-sûr, il m’a fallu du temps pour me trouver légitime à écrire et à AIMER écrire. Encore plus à accepter que d’autres personnes que moi lisent ce que j’ai écrit. Et s’ils trouvaient ça vraiment mauvais? Pas digne d’être publié? Ce serait la honte, non? Et bien, non! Pourquoi? Parce qu’essayer, c’est toujours mieux que de ne rien faire. Je me répète ça très souvent et j’accepte aussi de recevoir des critiques. Je choisis qu’elle ne me démontrera pas mais qu’elle m’aidera toujours à mieux faire. Voilà comment je fais de l’écriture un plaisir et non un fardeau. Ah, et cette citation d’Elizabeth Gilbert dans son livre Comme par magie aussi m’a pas mal aidé à déculpabiliser :

Peut-être craignez-vous de ne pas être assez original. […] Des écrivains en herbe me disent souvent: « j’ai une idée, mais j’ai peur que cela ait déjà été fait. » Eh bien, oui, c’est probablement le cas. La plupart des choses ont déjà été faites – mais elles ne l’ont pas été faites par vous.

Relâcher la pression, voir l’écriture comme un jeu et non comme quelque chose de sérieux réservé aux écrivains étudiés durant les cours de français du lycée, et ne surtout pas avoir peur du brouillon! What else?

2- Devenir détective l’air de rien

Pour pouvoir construire des personnages convaincants et une intrigue qui tient la route, trouver l’inspiration est la clé.  Et elle peut venir de partout : la lecture, les arts, la vie de tous les jours. En s’exerçant à imaginer des histoires, nous apprenons à développer cette faculté. Notre curiosité intellectuelle est également stimulée. Nous améliorons ainsi notre capacité d’analyse ce qui se répercute aussi bien dans le domaine personnel que dans le domaine professionnel. En pensant à tout ça, l’image du détective m’est venu. Il est celui qui doit chercher des indices pour faire avancer ses recherches et trouver la solution à son problème. C’est un peu ce que fait celui qui veut écrire. Le monde devient un vaste terrain d’exploration et de curiosités. La moindre phrase entendue dans le métro ou prononcée par une connaissance peut devenir le point de départ d’un roman. Je me souviens de l’apparence d’un jeune homme, croisé au cours du festival, que j’avais trouvé tellement hors du commun que je l’avais noté en détail sur mon portable pour la reprendre quelques mois plus tard dans mon roman! Être auteur, c’est donc voir son oeil davantage aiguisé.

3- Adieu les problèmes de syntaxe?

Enfin, le fait d’écrire des histoires pour ensuite les donner à lire, nous oblige à être attentifs à notre syntaxe et donc à la retravailler. Quand je me suis mise à écrire régulièrement sur mon blog puis à écrire mon premier roman, j’ai aussitôt accordé plus de soin à mon écriture. Certes, il m’arrive de laisser des fautes encore car personne n’est parfait à ce niveau-là. Et ouais, même les professeurs de français ne le sont pas. Mais avant d’envoyer ne serait-ce qu’un résumé à quelqu’un, la relecture est une étape obligatoire. Le dictionnaire Larousse et le site Synonymo.fr sont devenus mes alliés en cas de doutes sur l’écriture ou la définition d’un mot. Les sites de conjugaison aussi. Cela m’oblige aussi à mieux comprendre les règles de grammaire, vous savez celles qui sont obscures pour pas mal de personnes (l’accord du COD avec le verbe avoir, pour ne pas la citer) ? Donc oui, écrire régulièrement pour être lu, c’est aussi améliorer ses compétences rédactionnelles. Si vous en doutez encore, faites ce test: comparez vos écrits récents avec ceux qui sont plus anciens de manière objective. Même un meilleur emploi de la virgule, ça compte! 😉

Vous aimez écrire? Vous avez déjà publié un roman? Je vous invite en commentaire à nous dire ce que l’écriture vous apporte!

L'écriture comme thérapie

Hello! Aujourd’hui, je suis heureuse de vous partager ma première interview avec une auteure, Sibel Ceylan. Je l’ai rencontré par hasard sur un groupe Facebook de professeurs entrepreneurs (oui, oui, ça existe). J’avais annoncé que je travaillais sur mon premier roman et elle m’a proposé de me parler de son expérience avec Librinova. J’ai alors eu l’idée de lui proposer une entrevue. Dans son premier roman, Enfances perdues, nous suivons les tribulations d’une jeune institutrice, Sarah. Dans la suite de l’article, je vous propose de découvrir pourquoi Sibel a décidé d’écrire!

1) On dit souvent que les écrivains sont de grands lecteurs. Est-ce ton cas ? Quel genre de livres aimais-tu lire plus jeune et aimes-tu lire aujourd’hui ?

Oui bien sûr, même si j’aimerais avoir davantage de temps pour lire.
Plus jeune, j’ai aimé lire les grands classiques de la littérature française et russe. J’ai été fascinée par la découverte de Dostoïevski, de Pouchkine, de Tchekhov et bien sûr par les grands auteurs français, Hugo, Stendhal, Flaubert. Je lisais davantage de poésie qu’aujourd’hui (il faut que je remédie à cela !).
Aujourd’hui, je lis plutôt de la littérature contemporaine. J’aime assez me laisser surprendre ou guider par mon intuition. Dernière découverte en date : Elif Shafak une auteure turque incroyable ou encore Cécile Ladjali et bien sûr des auteurs américains comme Laura Kasischke ou Joyce Carol Oates.

2) D’où vient ton envie d’écrire ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Il serait mensonger de dire que j’ai voulu écrire à 5 ans. Non, l’envie est venue au lycée progressivement. Et surtout en hypokhâgne et en khâgne lorsque j’ai découvert tous ces auteurs que j’admire et dont je ne prétendrai jamais égaler le talent. Yourcenar, Duras, Bergougnioux, et tant d’autres.

3) Tu es également professeure des écoles, comme l’héroïne de ton premier roman, Enfances perdues. Peux-tu nous dire ce qui t’a motivé à écrire ce roman ?

Lorsque j’ai commencé ce métier j’etais totalement novice et naïve quant à la gestion d’une classe. J’écrivais souvent les moments de vie quotidienne, les moments de doute et de questionnements pour les mettre à distance, pour relativiser mais pour ne pas non plus les oublier. Cela me faisait du bien sinon je ressassais trop. Au départ, le but n’était pas d’écrire un roman. Mais j’ai commencé à prendre goût à l’écriture, comme une sorte de thérapie. Je voulais aussi témoigner, sous forme de fiction, de tout ce qu’on vit dans ce métier en positif et en négatif. Alors j’ai commencé à structurer un peu plus mon récit, à inventer des personnages, à insérer une histoire plus personnelle, sur la maternité (qui correspondait aussi avec ce que je vivais depuis la naissance de mon fils).

Crédit photo: Sibel Ceylan

4) Combien de temps as-tu mis à l’écrire et quelle était ta routine d’écriture ?
Pour l’écriture en tant que telle je crois que jai mis environ 9 mois. Mais pour arriver à la version définitive, relue et corrigée des dizaines et des dizaines de fois, jai du mettre deux ans. Il faut dire que je venais d’avoir mon premier enfant et que je n’avais donc pas beaucoup de temps pour moi.
J’écrivais donc le soir après avoir couché mon fils, de 20h à 23h, le weekend, pendant sa sieste. Et puis je me suis mise à temps partiel et là j’ai pu consacrer une journée par semaine à l’écriture.

5) Quelles ont été tes difficultés ?
Le plus dur, après les relectures et corrections, c’est quand on relit les pages écrites la veille et que l’on trouve cela vraiment mauvais alors que sur le moment on en était très satisfait. C’est souvent les montagnes russes et ça peut être assez difficile à vivre. Et puis, il y a aussi des périodes de vide complet, de manque d’inspiration tel que rien ne vient. Alors là, il vaut mieux sortir, aller marcher, et revenir quelques jours plus tard.

6) Et tes moments de joie ?

C’est difficile à décrire, mais il y a des moments de grande satisfaction lorsque les phrases coulent toutes seules. Lorsqu’on écrit une scène et qu’on est tellement pris dedans, qu’on s’y croirait presque, quand les personnages prennent vie, quand on trouve la phrase initiale et la phrase finale. Ce moment de concentration intense où on ne voit pas le temps passer, où on est comme déconnecté de soi-même.

Et évidemment, quand on reçoit des retours de lecteurs qui nous disent qu’ils ont ressenti telles ou telles émotions.

7) Pourquoi avoir choisi l’autoédition avec Librinova ? Comment cela s’est-il passé et en es-tu satisfaite ?

J’ai choisi Librinova car j’étais assez pressée d’avoir des retours de lectures et de pouvoir concrétiser rapidement ce grand moment. Je trouve leur offre claire, honnête et facile d’accès. On choisit des options et des services d’édition et on est maître de son ouvrage. En revanche, si on ne veut pas dépenser trop, on doit se débrouiller tout seul pour communiquer et faire connaître son roman…

8) Tu as choisi l’autoédition mais envisages-tu de présenter ton roman à une maison d’édition ?

Oui, je l’ai envoyé à quelques maisons mais certainement trop tôt. J’étais trop pressée et j’ai ensuite encore fait des relectures et des corrections. Il ne faut pas se précipiter. Je vais retenter dans d’autres maisons. Mais il est difficile de faire sa place dans l’édition traditionnelle, je pense.

9) As-tu d’autres projets d’écriture semblables ou non au premier roman ?
Oui, je participe à un concours des éditions Jouvence et Librinova. Il s’agit d’écrire un texte assez court (50 pages) sur le thème du développement personnel. J’ai choisi le thème de la sororité.
Et puis j’ai commencé à rédiger mon deuxième roman.

10) Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?
Je ne sais pas si je peux prétendre donner des conseils. Mais je pense surtout qu’il faut prendre du plaisir à écrire, sans forcément vouloir en vivre. Si on le fait avec sincérité c’est l’essentiel. Mais ce nest pas une simple partie de plaisir…Il y a des moments de vrais doutes et où on se sent nul, cela fait partie de l’exercice je crois. Mais il ne faut pas s’arrêter pour autant.

Merci encore Sibel!

Vous pouvez retrouver son premier roman en vente en version papier sur le site de Librinova et en version numérique sur Amazon .

Ses réseaux sociaux:

Instagram: https://www.instagram.com/6belle/

Facebook: https://www.facebook.com/sibel.ceylan.16

Comment Buffy m'a donné envie d'écrire

Hello tout le monde! Je suis sûre que le titre vous a intrigué. Vous vous êtes sûrement demandé le lien qui pouvait exister entre Buffy, la tueuse de la série éponyme et l’écriture. Je vous explique tout dans le reste de l’article!

Moi, la fan de séries

Lorsque j’étais plus jeune, j’étais une très grande fan de séries. Je le suis toujours, d’ailleurs. À tel point que je peux me retaper tous les ans des saisons entières de mes séries préférées alors qu’elles sont terminées depuis belle lurette. Et sans éprouver la moindre lassitude. Parmi ses séries, il y a Buffy contre les vampires. J’ai eu la chance d’appartenir à la génération qui a vu l’évolution de la série. Et lors de la diffusion du dernier épisode sur la chaine Série Club, j’avais la larme à l’oeil. Les plus jeunes doivent se dire, « c’est quoi Série Club »? C’était THE chaine où on avait la chance de retrouver la plupart de nos séries cultes. C’est un peu l’ancêtre de Netflix, quoi.

Ce que j’adorais dans Buffy, c’était d’abord le personnage principal, bien sûr. Pas seulement parce qu’elle était une ado capable de se battre contre des démons. J’aimais aussi le fait de voir un nouveau méchant à chaque nouvelle saison. On le voyait arriver à Sunnydale (la ville fictive de la série), élaborer ses plans machiavéliques, essayer d’attaquer Buffy et sa clique d’amis. Puis après de nombreux face à face laissant l’impression qu’il pourrait prendre le dessus, venait le temps de la dernière altercation. Et il se faisait finalement dégommer par Buffy of course. C’était pour moi ce qui apportait le plus de piment à la série. Une recette qui fonctionnait d’enfer.

Ok, mais quel est le lien avec l’écriture??? J’y viens! Saviez-vous que pour faire plaisir aux fans, Pocket Junior avait créé des livres dérivés? Evidemment, je m’étais mise à les collectionner. Je lisais aussi ceux de Charmed, Angel et même Roswell (qui se souvient de cette dernière série?). Et c’est après les avoir lus que l’envie d’écrire est apparue, d’abord comme un chuchotement puis comme un cri. J’ai arrêté de l’ignorer, j’ai pris des feuilles blanches A4 et j’ai suivi mon envie.

Donc, entre les devoirs et le sport, j’ai imaginé un nouveau personnage: Carrie Druz. Elle était rousse, avait un petit ami et se battait contre les vampires. Elle aussi comme Buffy devait jongler entre ses problèmes d’ado et ses tentatives de sauvetage du monde tous les trois jours. J’ai pris un tel plaisir à faire vivre ce personnage badass sur mes feuilles que j’ai accumulé les tomes. J’étais plutôt fière de mes textes même s’il avait beaucoup de similitudes avec la série, on en convient.

Les bienfaits de l’imitation

Certes, je n’inventais rien de nouveau mais, c’est ainsi que j’ai commencé à écrire. Je faisais sans doute des fautes et certaines scènes devaient à coup sûr manquer de profondeur, mais je m’en moquais. J’ai seulement écrit, écrit et encore écrit. Et c’était le plus important. J’avais bien compris que l’imitation me permettait d’apprendre à créer un univers, avec des personnages attachants, une quête que l’héroïne devait assouvir et des obstacles incessants sur son chemin. J’ai également pris à coeur à rendre les personnages complexes au risque qu’ils deviennent ennuyants. Et surtout, j’ai pu aller au bout de plusieurs histoires sans redouter le mot « Fin ». Et ça, pour moi, c’était déjà incroyable.

En somme, même si mes nouvelles n’ont pas franchi le seuil de ma chambre, cette expérience fut un bon entrainement. Si je ne l’avais pas fait, je serais encore aujourd’hui au stade des hésitations. J’ai longtemps été une grande perfectionniste. Et beaucoup conviendront que c’est loin d’être une qualité. Combien d’entre nous se retiennent de créer ou de lancer quelque chose car la peur de mal faire les paralyse? J’apprends chaque jour à ne plus écouter cette peur et à plutôt me mettre un coup de pied aux fesses car je ne sais pas vous, mais ma plus grande crainte reste les regrets que je pourrais avoir plus tard.

Je ne suis pas de celle qui compare l’inspiration à une grâce venue du ciel qui te foudroie, toi, l’Élu(e) parmi les mortels. Non. Je fais plutôt partie de la team qui pense que l’inspiration se trouve partout: dans la vie de tous les jours, dans nos livres, dans nos séries et films favoris. Être auteur(e), c’est un peu devenir un(e) détective à l’affut du moins indice indispensable à ses recherches. Depuis que je vois les choses ainsi, mon rapport à l’écriture est beaucoup plus fun!

Si vous écrivez, je vous invite à citer vos meilleures références de culture populaire en commentaires! 😉

Bilan de mon premier NanoWrimo : réussi ou pas?

Hello! Comme je vous l’annonçais dans le précédent article « Écrire même quand ce n’est pas parfait », j’ai décidé de participer pour la première fois au NanoWrimo. Le principe de ce défi consiste à écrire 50000 mots durant tout le mois de novembre.

Verdict? J’ai écrit…50552 mots! Défi relevé haut la main, donc! J’avoue être plutôt fière de moi. Comment ai-je fait? Je vous dis tout dans le reste de l’article!

1- Une préparation intense

Pour participer à ce défi, j’ai choisi de réécrire le roman sur lequel je travaillais depuis juillet. J’étais loin d’être satisfaite et j’ai pris le temps de comprendre ce que je voulais vraiment écrire. J’ai donc changé de style d’écriture et je suis passée au genre fantastique. La semaine avant le début du défi fut une semaine de préparation intense. J’ai fait des recherches, créé l’univers, refait la carte d’identité de mes personnages, écrit le résumé de chaque chapitre…bref, un vrai travail d’auteur! Ces préparations m’ont aidé à me mettre en condition. Le 1er novembre, je n’avais qu’une hâte, c’était commencer à écrire.

2- Une routine d’écriture adaptée

Étant indépendante, j’ai la possibilité de gérer mon temps comme je le veux. Ainsi, j’ai pu élaborer une routine d’écriture qui me correspondait. Je commençais à écrire parfois dès 7h30 pour écrire pendant 2h d’affilée. Je préfère écrire le matin, car je n’ai pas encore l’esprit trop parasité par des informations extérieures. Le mieux pour avoir l’esprit uniquement concentré sur son écriture est d’éviter de se connecter sur les réseaux sociaux. La seule fantaisie que je me permettais était d’écouter de la musique. Mais celle-ci ayant une grande importance dans mon roman, elle était finalement essentielle. Je me suis donc constitué une playlist de qualité sur Youtube.

Évidemment, il y avait des jours où je ne pouvais pas écrire. Mais cela ne voulait pas dire que je n’écrivais pas dans ma tête! J’étais tellement plongée dans l’univers de mon livre, que les jours off, les idées continuaient à affluer. Je les notais toutes sur mon portable ou dans mon cahier et je les reprenais dès que je pouvais recommencer à écrire. Et soit je les intégrais dans mon texte, soit je les mettais de côté pour les retravailler plus tard.

3- L’inspiration coûte que coûte

Ayant peur de manquer d’inspiration (et donc de rater mon défi), j’ai continué à chercher l’inspiration partout. Et je l’ai vraiment cherché PARTOUT!

a) La lecture

Ainsi, je me suis replongé dans la lecture de Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé qui m’a beaucoup inspiré pour l’écriture de quelques chapitres. Le but n’était pas d’imiter son style d’écriture (il est tellement élaboré que cela aurait été bien compliqué), mais de comprendre comment elle créait un univers spécifique de manière à le rendre captivant. 

b) La musique

Comme je le disais plus haut, la musique a une place fondamentale dans mon roman. Elle m’a également inspiré des scènes bien flippantes! Ce fut le cas avec la musique d’ambiance de Peter Gundry que je me passais en boucle durant mon travail.

c) Médium, la série

Autre inspiration, la série Médium! La série est terminée depuis belle lurette mais étant proche du thème que j’aborde dans mon roman, j’ai décidé de regarder tous les soirs au moins un ou deux épisodes. Non seulement, cela me maintenait dans l’ambiance fantastique, mais en plus elle m’a donnée un bon nombre d’idées.

d) Les conseils d’écriture piochés ici et là

J’avais déjà consacré tout un article sur mes ressources préférées pour se lancer dans l’écriture quand on est débutant. Regarder un vidéo, écouter une interview d’auteur parlant de sa routine, lire un article sur comment écrire une scène angoissante, m’ont permis d’enrichir ma propre écriture et surtout, surtout, de garder ma motivation. 

4- Se féliciter après une séance d’écriture

Il y avait des jours où je pouvais enchainer 4000 mots, d’autres où je terminais péniblement 1200 mots après…3h. Ma première réaction était bien sûr d’être déçue. Puis, je me disais: Mais tu as quand même écrit et c’est le principal! C’est vrai, 100, 200 ou 1000 mots, c’est toujours mieux que 0. Alors, au lieu de me laisser abattre, je me félicitais. Les jours où je n’avais pas trop envie d’écrire, je relisais un chapitre en entier ou pas. Certains diront que c’est « anti-NanoWrimo » de relire ce qu’on a écrit. Moi, j’avoue l’avoir fait souvent, au moins pour m’assurer de la cohérence de mon histoire.

5- Faire appel très tôt à des bêta-lecteurs

Dès que j’ai achevé l’écriture des dix premiers chapitres, j’ai eu l’idée de les envoyer à deux bêta-lectrices. Pourquoi ne pas avoir attendu la fin de mon roman? Non pas que je doutais de ce que j’écrivais. Ce n’était pas là le problème, car j’appréciais vraiment l’univers que j’étais en train de créer. Je voulais surtout savoir si elle était susceptible de plaire et pointer les incohérences dans les scènes et sur les personnages. Pour cela, je leur ai envoyé les questions de l’article du blog Mécanismes d’histoires. Et je ne regrette pas une seconde de l’avoir fait! Non seulement cela m’a aidé à retravailler certaines scènes, ou la relation de certains personnages mais en plus, leurs premiers retours m’ont boosté. De plus, les questions posées étaient si spécifiques qu’elles ne laissaient pas de place à des commentaires superficiels. 

6- Aimer écrire

Chaque matin, je me levais en ayant hâte d’écrire. J’ai adoré ça. Même si j’étais exténuée après avoir tapé le mot « Fin », il n’y a pas eu un moment où j’ai trouvé que c’était une corvée. Au contraire, maintenant il me tarde de la partager au plus grand nombre. Bref, kiffer à fond ce que je fais a été mon moteur je crois. En faire une priorité dans ma vie, aussi.

7- Les outils de développement personnel

J’en avais déjà parlé dans mon article sur l’écriture spontanée: je suis une adepte de la méditation. Au réveil, c’est l’une des premières choses que je pratique. Celle-ci m’aide travailler ma concentration. Juste après, j’écris dans mon journal mes contrariétés de la veille ou mes moments de joie. Les confiner dans mon journal, c’est comme les mettre de côté de manière à faire de la place dans mon esprit. Autre tip: les affirmations positives et la visualisation. Je vous laisse faire vos propres recherches sur leurs utilités. En ce qui me concerne, ce sont des outils puissants qui m’aident à façonner ma réalité et à rendre réels mes rêves. 

Voilà! Vous savez maintenant comment j’ai pu réussir ce premier NanoWrimo. Et maintenant? J’ai envoyé tous les chapitres à mes bêta-lectrices. Une fois que j’aurai leur retour, viendra le temps de la relecture et de la correction.

Si vous aussi vous vous êtes lancé dans le NanoWrimo, que vous ayez atteint 50000 mots ou pas, n’hésitez pas à donner vos tips en commentaires!

Écrire même quand ce n’est pas « parfait »

Hello! Ça fait longtemps que je n’ai pas publié par ici! J’ai décidé de participer au NanoWrimo et je suis plutôt contente car j’avance bien.

Le Nanowrimo est un défi qui consiste à écrire 50000 mots pendant le mois d’octobre. Il vient des États-Unis mais il est devenu international. Pour le réussir, le mieux c’est d’écrire plus de 1500 mots par jour, mais tu as le droit de rattraper sur les autres jours. Beaucoup en profitent pour écrire un roman, mais ça peut être des articles pour ton blog, un mémoire… bref le principal est d’écrire tous les jours! Nous sommes nombreux à y participer. D’ailleurs, on retrouve beaucoup de communautés pour le NanoWrimo sur les réseaux sociaux. Quelques auteurs-youtubeurs, comme Christelle Le Bailly, partagent leur expérience.

Ok, j’avais commencé à écrire bien avant mais j’ai changé complètement le style ce qui a bouleversé l’histoire…

Une chose importante que j’apprends chaque jour est de laisser mon perfectionnisme de côté. En effet, si j’ai envie de terminer mon bouquin, je dois avancer coûte que coûte. J’accepte que ce ne soit pas parfait et j’apprends à être tolérante envers moi-même.

Par exemple, je voulais terminer mon roman durant le mois en octobre. Ce fut un gros flop car je n’étais pas satisfaite de l’histoire. Je l’avais même annoncé sur ce blog et sur Instagram. Mais je ne me suis pas traitée de grosse nulle! Au contraire, j’ai pris quelques jours pour réécrire la trame en me demandant ce que je voulais VRAIMENT écrire. Le NanoWrimo me permet donc de me lancer à fond dans cette réécriture.

Et c’est ok aussi si parfois je n’écris que 800 mots au lieu des 1600 requis parce que je suis fatiguée/ j’en ai marre/ je n’ai pas eu le temps (parfois les trois en même temps). Tant que je prends du plaisir à écrire ! La joie, la joie, la joie est devenue mon seul credo. 🤗 On écrit pour soit avant tout! Comme dit Toni Morisson, écris les livres que tu veux lire.

Est-ce qu’il y en a parmi vous qui font ce défi ? Si oui, où en êtes-vous ?

Ressources pour se lancer dans l’écriture

Hello ! Il y a à peine un mois, j’ai débuté l’écriture d’un roman. Quand j’étais plus jeune, j’aimais écrire des histoires fortement inspirées de ce que je lisais. Mais c’est la première fois que je me lance le défi d’écrire un roman sorti totalement de mon imaginaire. Aimant bien faire les choses, j’ai donc cherché à savoir comment faire. Dans cet article, j’ai listé toutes les ressources audios, visuelles et littéraires que j’aime consulter régulièrement pour rester motivée. Entre développement personnel, conseils d’écriture et témoignages, découvrez des outils efficaces pour vous y mettre à votre tour !

LITTÉRATURE

Libérez votre créativité, de Julia Cameron

La première ressource n’est pas un livre de conseils d’écriture mais un livre de développement personnel. Dans cette « bible pour artistes », Julia Cameron nous donne un programme de douze semaines mêlant exercices d’écriture et rendez-vous d’artistes. Pourquoi je vous le conseille ? Parce qu’il s’agit d’un livre que tous ceux qui souhaitent booster leur créativité devraient avoir.

« Ayez ceci présent à l’esprit : pour retrouver sa créativité, il faut avoir la volonté d’accepter d’être un mauvais artiste. Donnez-vous la permission d’être un débutant. En acceptant d’être un mauvais artiste, vous avez une chance de devenir un artiste et, peut-être avec du temps, un très bon artiste. Quand je traite ce point en cours, je rencontre immédiatement une hostilité défensive : « Mais savez-vous quel âge j’aurai quand je saurai vraiment jouer du piano/peindre/écrire une pièce de théâtre décente ? »
Oui … vous aurez le même âge que si vous ne le faites pas.
Donc, commencez. »

Comme par magie d’Élisabeth Gilbert

Autre livre de développement personnel, Comme par magie, écrit par l’auteure du bet-seller Mange, prie et aime, est pour moi un indispensable. Plein de bons conseils, il permet de rester concentré sur son projet artistique quel qu’il soit. J’aime relire quelques pages quand je me sens découragée. 

« Des écrivains en herbe me disent souvent : « j’ai une idée, mais j’ai peur que cela ait déjà été fait. » 
Eh bien, oui, c’est probablement le cas. La plupart des choses ont déjà été faites – mais elles ne l’ont pas été faites par vous.
Le temps que Shakespeare arrive à la fin de sa vie, il avait traité à peu près tous les sujets existants, mais cela n’empêcha pas cinq siècles d’écrivains d’explorer à leur tour les mêmes sujets. »

Écrire un roman de Marie Vareille

C’est par hasard que je suis tombée sur ce guide pratique et je n’ai pas été déçue. Dans ce livre, Marie Vareille est un peu notre professeure qui nous entraine pas à pas vers l’écriture, de la recherche d’idées à la réécriture du premier jet. Elle nous livre également quelques conseils pour améliorer notre style et envoyer le manuscrit. J’ai apprécié la simplicité et la clarté de ce guide parfaitement adapté aux débutants. 

« […] Si votre désir d’écrire est sincère et persistant, sachez que sa réalisation est à la portée de n’importe qui capable de s’exprimer correctement à l’écrit. Il suffit d’y consacrer le temps, la persévérance et l’énergie nécessaires. »

YOUTUBE

Du côté de Youtube, il y a quatre chaines d’autrices que je suis assidument. J’avoue ne pas avoir lu tous leurs romans, mais j’admire leur parcours et aime m’inspirer de leur routine d’écriture :

Samantha Bailly

Christelle Lebailly Auteur

Kristen Martin (chaine anglophone) 

Kim Chance (chaine anglophone)

PODCASTS

Mes préférés sont:

La page blanche

Quand je serais grand.e

Le Typoteur

BLOGS

Parmi la multitude de blogs existants, je reviens toujours vers ces blogs : 

Bernard Werber

http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/conseils_ecrivains.php

Mademoiselle Cordélia

http://mademoisellecordelia.fr/ecrire-un-roman-preparation-improvisation/

Madame Kea Ring

https://madamekearing.com/2019/07/24/guide-pour-bien-choisir-la-narration-de-son-roman/

Mécanismes d’histoires

https://www.mecanismes-dhistoires.fr/donner-epaisseur-roman/

Voilà, c’est tout pour l’instant ! Je complèterai cet article au fur et à mesure de mes recherches. Si vous avez d’autres ressources, je serai heureuse de les connaitre! 😉

L’écriture spontanée

Écrire (presque) tous les matins est une habitude que j’ai acquise après la lecture du livre Julia Cameron, Libérez votre créativité. Dans ce livre, l’auteure vante les mérites des pages du matin : 

« Les pages du matin vont vous apprendre que votre humeur n’a pas vraiment d’importance. Certaines œuvres, parmi les plus créatives, sont réalisées les jours où vous avez l’impression que tout ce que vous faites ne vaut absolument rien. Les pages du matin vous apprendront à vous arrêter de juger et vous permettront d’écrire. »

Depuis que cette habitude est ancrée pleinement dans ma vie, j’ai remarqué qu’elle m’avait apportée de nombreux bienfaits. Avant de vous les présenter, on va revenir sur la définition de l’écriture spontanée.

Qu’est-ce que l’écriture spontanée ?

L’adjectif « spontanée » qualifie une action non réfléchie, fait sans calcul. Par conséquent, l’écriture spontanée est le fait d’écrire sans réfléchir, sur le sujet de son choix. On peut aller plus loin et la rapprocher de la définition de l’écriture automatique qui consiste à atteindre son subconscient sans chercher à surveiller sa syntaxe et à structurer sa pensée. André Breton, écrivain français du XXe siècle, donne cette définition de l’écriture automatique dans le Manifeste du surréalisme publié en 1924 : 

« Placez-vous dans l’état le plus passif ou réceptif que vous pourrez… écrivez vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire ».

On s’éloigne alors de la raison pour converser avec son moi. Cela demande donc d’écrire dans un lieu calme, loin de toutes tentations extérieures. Généralement, certains choisissent d’écrire le matin, après le réveil (ce qui est mon cas) mais on peut très bien écrire au moment de sa pause, ou le soir avant de se coucher pour pourquoi pas repenser au déroulement de sa journée et aux réflexions accumulées.

Que ce soit dans de jolis carnets achetés spécialement l’occasion, ou dans les cahiers en format A4 les plus simples, l’important est d’écrire autant qu’on veut, sur le sujet de ce choix. 

Les bienfaits

1- Introspection

L’écriture spontanée vous permettra d’accéder à votre moi intérieur et donc de faire une introspection. Comment ? En couchant sur le papier vos interrogations, vos pensées, vos moments de doute, de désespoir, de tristesse, vos joies, vos gratitudes…Votre journal devient un espace privé où l’ensemble de vos émotions, positives ou négatives, ne seront pas jugées mais au contraire, libres d’éclore loin des regards indiscrets. À condition, évidemment, de ne pas laisser trainer son journal ! Vous l’avez compris, vous pouvez en faire un exutoire que vous n’êtes pas obligés de relire, que vous pouvez très bien brûler dans un acte symbolique de détachement ou de dépouillement de souvenirs trop douloureux par exemple. 

2- Connaissance de soi

L’écriture dans un journal peut permettre la connaissance de soi. En effet, en écrivant tous les jours, vous vous accordez un moment dans la journée pour vous concentrer sur vous. Vous écrivez constamment sur le même sujet, vous ne cessez de vous plaindre de votre boulot ou d’une relation toxique qui encombre votre vie ? Écrire dessus est le premier pas pour ensuite trouver des solutions. Depuis que j’écris fréquemment le matin, j’ai pu dénouer des situations auxquelles je ne trouvais pas d’issus. C’est grâce à cet acte qui semble banal que j’ai pu me remettre au dessin, à la peinture et…l’écriture, activités que j’avais délaissées depuis l’adolescence. Exprimer ses rêves et ses insatisfactions en les écrivant est donc un moyen de créer un lien solide et rapproché avec soi-même. 

3- Naissance de projets

Julia Cameron considère l’écriture comme un exercice de méditation « qui nous procure non seulement la lumière de la vision intérieure, mais aussi la force pour un changement important ». Ce lien solide avec soi, dont je parlais précédemment, nous permet de communiquer directement avec notre puissance créatrice que nous avons tous en nous. Il faut donc envisager le journal comme un lieu d’émergence, de création. Ainsi, que vous désirez en votre fort intérieur, dessiner, danser, créer une pièce de théâtre ou des recettes de cuisine, mais vous ne savez pas comment concrétiser ce projet, je ne peux que vous conseiller d’écrire !

4- Écrire, oui, mais par où commencer ?

Peur de la page blanche ? Il est vrai que cela n’est jamais simple de se lancer dans l’écriture. Cependant, il ne faut pas oublier qu’on ne vous demande pas d’écrire un chef d’œuvre dans un journal (sauf si vous en avez envie), mais d’écrire vos états d’âme. Vous pouvez simplement commencer en vous remémorant la journée de la veille, ce que vous avez ressenti, apprécié ou non. Ou encore répondre à ces questions :

-Comment je me sens aujourd’hui ? 

-Qu’est-ce que j’ai ressenti face à telle situation ?

-Qu’est-ce qui me tracasse en ce moment ? Comment faire pour remédier au problème ?

-Pour qui ai-je de la gratitude aujourd’hui ?

-Qu’est-ce que je veux créer, mettre en place ?

Certaines réponses vont nécessiter plusieurs pages, voire plusieurs jours à émerger, ce qui est normal. Plus vous écrirez, et plus cette pratique deviendra une habitude naturelle et non contraignante. 

D’autres exercices que je conseille, et auxquels moi-même je m’exerce souvent, c’est écrire une lettre à son futur mari ou sa future femme, ses futurs enfants, son Moi enfant ou de 80 ans…On peut y parler de sa vie, ce qu’on aimerait changer, ses projets, ses peines, ses espoirs…

Vous avez également les affirmations positives. J’écris souvent toute une page d’affirmations, c’est-à-dire une liste de souhaits écrits au présent, comme s’ils étaient déjà réalisés. Pourquoi cet exercice ? Il permet de rester focus sur ce qu’on veut voir apparaitre dans sa vie, et donc d’agir au quotidien pour que cela soit le cas. Évidemment, il ne s’agit pas simplement d’écrire, il faut aussi se mettre en action !

Et pour ceux qui hésitent encore, un autre bienfait assuré : écrire tous les jours dans un journal vous garantira une aisance rédactionnelle que vous pourrez mettre à profit dans votre vie professionnelle ! Qu’attendez-vous donc pour vous y mettre ?