Bilan de mon premier NanoWrimo : réussi ou pas?

Hello! Comme je vous l’annonçais dans le précédent article « Écrire même quand ce n’est pas parfait », j’ai décidé de participer pour la première fois au NanoWrimo. Le principe de ce défi consiste à écrire 50000 mots durant tout le mois de novembre.

Verdict? J’ai écrit…50552 mots! Défi relevé haut la main, donc! J’avoue être plutôt fière de moi. Comment ai-je fait? Je vous dis tout dans le reste de l’article!

1- Une préparation intense

Pour participer à ce défi, j’ai choisi de réécrire le roman sur lequel je travaillais depuis juillet. J’étais loin d’être satisfaite et j’ai pris le temps de comprendre ce que je voulais vraiment écrire. J’ai donc changé de style d’écriture et je suis passée au genre fantastique. La semaine avant le début du défi fut une semaine de préparation intense. J’ai fait des recherches, créé l’univers, refait la carte d’identité de mes personnages, écrit le résumé de chaque chapitre…bref, un vrai travail d’auteur! Ces préparations m’ont aidé à me mettre en condition. Le 1er novembre, je n’avais qu’une hâte, c’était commencer à écrire.

2- Une routine d’écriture adaptée

Étant indépendante, j’ai la possibilité de gérer mon temps comme je le veux. Ainsi, j’ai pu élaborer une routine d’écriture qui me correspondait. Je commençais à écrire parfois dès 7h30 pour écrire pendant 2h d’affilée. Je préfère écrire le matin, car je n’ai pas encore l’esprit trop parasité par des informations extérieures. Le mieux pour avoir l’esprit uniquement concentré sur son écriture est d’éviter de se connecter sur les réseaux sociaux. La seule fantaisie que je me permettais était d’écouter de la musique. Mais celle-ci ayant une grande importance dans mon roman, elle était finalement essentielle. Je me suis donc constitué une playlist de qualité sur Youtube.

Évidemment, il y avait des jours où je ne pouvais pas écrire. Mais cela ne voulait pas dire que je n’écrivais pas dans ma tête! J’étais tellement plongée dans l’univers de mon livre, que les jours off, les idées continuaient à affluer. Je les notais toutes sur mon portable ou dans mon cahier et je les reprenais dès que je pouvais recommencer à écrire. Et soit je les intégrais dans mon texte, soit je les mettais de côté pour les retravailler plus tard.

3- L’inspiration coûte que coûte

Ayant peur de manquer d’inspiration (et donc de rater mon défi), j’ai continué à chercher l’inspiration partout. Et je l’ai vraiment cherché PARTOUT!

a) La lecture

Ainsi, je me suis replongé dans la lecture de Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé qui m’a beaucoup inspiré pour l’écriture de quelques chapitres. Le but n’était pas d’imiter son style d’écriture (il est tellement élaboré que cela aurait été bien compliqué), mais de comprendre comment elle créait un univers spécifique de manière à le rendre captivant. 

b) La musique

Comme je le disais plus haut, la musique a une place fondamentale dans mon roman. Elle m’a également inspiré des scènes bien flippantes! Ce fut le cas avec la musique d’ambiance de Peter Gundry que je me passais en boucle durant mon travail.

c) Médium, la série

Autre inspiration, la série Médium! La série est terminée depuis belle lurette mais étant proche du thème que j’aborde dans mon roman, j’ai décidé de regarder tous les soirs au moins un ou deux épisodes. Non seulement, cela me maintenait dans l’ambiance fantastique, mais en plus elle m’a donnée un bon nombre d’idées.

d) Les conseils d’écriture piochés ici et là

J’avais déjà consacré tout un article sur mes ressources préférées pour se lancer dans l’écriture quand on est débutant. Regarder un vidéo, écouter une interview d’auteur parlant de sa routine, lire un article sur comment écrire une scène angoissante, m’ont permis d’enrichir ma propre écriture et surtout, surtout, de garder ma motivation. 

4- Se féliciter après une séance d’écriture

Il y avait des jours où je pouvais enchainer 4000 mots, d’autres où je terminais péniblement 1200 mots après…3h. Ma première réaction était bien sûr d’être déçue. Puis, je me disais: Mais tu as quand même écrit et c’est le principal! C’est vrai, 100, 200 ou 1000 mots, c’est toujours mieux que 0. Alors, au lieu de me laisser abattre, je me félicitais. Les jours où je n’avais pas trop envie d’écrire, je relisais un chapitre en entier ou pas. Certains diront que c’est « anti-NanoWrimo » de relire ce qu’on a écrit. Moi, j’avoue l’avoir fait souvent, au moins pour m’assurer de la cohérence de mon histoire.

5- Faire appel très tôt à des bêta-lecteurs

Dès que j’ai achevé l’écriture des dix premiers chapitres, j’ai eu l’idée de les envoyer à deux bêta-lectrices. Pourquoi ne pas avoir attendu la fin de mon roman? Non pas que je doutais de ce que j’écrivais. Ce n’était pas là le problème, car j’appréciais vraiment l’univers que j’étais en train de créer. Je voulais surtout savoir si elle était susceptible de plaire et pointer les incohérences dans les scènes et sur les personnages. Pour cela, je leur ai envoyé les questions de l’article du blog Mécanismes d’histoires. Et je ne regrette pas une seconde de l’avoir fait! Non seulement cela m’a aidé à retravailler certaines scènes, ou la relation de certains personnages mais en plus, leurs premiers retours m’ont boosté. De plus, les questions posées étaient si spécifiques qu’elles ne laissaient pas de place à des commentaires superficiels. 

6- Aimer écrire

Chaque matin, je me levais en ayant hâte d’écrire. J’ai adoré ça. Même si j’étais exténuée après avoir tapé le mot « Fin », il n’y a pas eu un moment où j’ai trouvé que c’était une corvée. Au contraire, maintenant il me tarde de la partager au plus grand nombre. Bref, kiffer à fond ce que je fais a été mon moteur je crois. En faire une priorité dans ma vie, aussi.

7- Les outils de développement personnel

J’en avais déjà parlé dans mon article sur l’écriture spontanée: je suis une adepte de la méditation. Au réveil, c’est l’une des premières choses que je pratique. Celle-ci m’aide travailler ma concentration. Juste après, j’écris dans mon journal mes contrariétés de la veille ou mes moments de joie. Les confiner dans mon journal, c’est comme les mettre de côté de manière à faire de la place dans mon esprit. Autre tip: les affirmations positives et la visualisation. Je vous laisse faire vos propres recherches sur leurs utilités. En ce qui me concerne, ce sont des outils puissants qui m’aident à façonner ma réalité et à rendre réels mes rêves. 

Voilà! Vous savez maintenant comment j’ai pu réussir ce premier NanoWrimo. Et maintenant? J’ai envoyé tous les chapitres à mes bêta-lectrices. Une fois que j’aurai leur retour, viendra le temps de la relecture et de la correction.

Si vous aussi vous vous êtes lancé dans le NanoWrimo, que vous ayez atteint 50000 mots ou pas, n’hésitez pas à donner vos tips en commentaires!

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